Le résultat du premier tour des primaires socialiste est clair : rien n’est clair ! En effet, le faible écart entre les deux favoris et le report des voix (qui n’est jamais mathématique) ne va pas forcément suffire à François Hollande pour l’emporter.
Dans tous les cas, on peut constater que le leadership du parti n’est pas clairement établi et la victoire sera probablement courte donc clivante. Attention à la semaine qui va venir, la campagne a été faux-cul propre jusqu’à maintenant et si on ressort des vieux dossiers, il ne faut pas oublier que dimanche il n’y en aura plus qu’un et tout le monde devra le soutenir.
Concernant Arnaud Montebourg, idéologiquement, il ne peut qu’appeler à voter pour Martine Aubry, s’il fait autre chose, il aura été acheté.
Concernant Ségolène Royal, je suis très étonné de l’avoir vu pleurer devant les caméras. On ne craque pas devant les caméras lorsqu’on brigue la fonction suprème, même si j’imagine sa déception. Deux remarques : d’une part, elle a voulu faire une campagne pour dénoncer les sondages elle qui était créditée de 11% des intentions mais au final elle fait 7%, les dernières semaines de Montebourg ont été payantes. D’autre part, je reviens sur les larmes, vous l’aurez compris, ça m’a choqué. Je me souviens d’une candidate à sa réelection d’une Maire d’une grande ville française qui, au soir d’un premier tour, alors qu’elle avait compris qu’elle était trop loin pour revenir, n’a pas craqué, a tenu un discours clairvoyant, a répondu à plusieurs interviews sans vaciller et ce malgré l’immense déception de la défaite qu’elle n’avait pu imaginer. La grande classe.
Pour conclure, quelque soit le résultat de la primaire, le candidat du Parti Socialiste sera probablement un “éléphant” qui a à maintes reprises démontré sa faiblesse idéologique et l’intérêt pour de vieilles idées qui ne sont pas à la hauteur de l’enjeu.







