Je suis allé voir cette semaine The King’s Speech (en VO of course !) et suis content d’avoir vu Colin Firth l’année de son oscar (tout comme Jamie Foxx en 2004 pour Ray, Adrien Brody en 2002 pour Le Pianiste, Russel Crowe en 2000 pour Gladiator, Kevin Spacey en 1999 pour American Beauty, Roberto Benigni en 1998 pour La Vie est Belle et Tom Hanks en 1994 pour Forrest Gump).
Je suis presque sûr qu’il va l’emporter (au pire j’aurais vu Jesse Eisenberg pour The Social Network =)) tant sa prestation est à couper le souffle en incarnant le roi George VI qui, à l’heure où les interventions radios des gouvernants étaient primordiales (les années 30 et 40), bégayait, alterant sa confiance mais aussi celle de tout le peuple d’Angleterre.
A chaque apparition publique, à chaque déclaration, on reste suspendu aux lèvres de Colin Firth, en espérant que les mots vont sortir mais lorsque seuls des claquements de langue se font entendre, on panique, comme lui et on baisse la tête comme l’assistance, déçus.
Heureusement, sa femme, qui croira en lui tout au long de sa vie, va lui trouver l’homme de la situation en la personne de Lionel Logue, un ortophonistes aux méthodes non-conventionnelles.
Le jeu de Colin Firth est exceptionnel mais il faut souligner les prestations d’Helena Bonham Carter et de Geoffrey Rush respectivement Elizabeth I et Lionel Logue tant ils jouent justes. H.B. Carter incarne à merveille l’épouse discrète mais sûre d’elle et qui ne doutera jamais de son mari alors que G. Rush joue très bien son rôle d’orthophoniste et acteur raté pour qui le roi est un patient comme les autres (“appelez-moi Lionel, Bertie” – surnom en privé du roi !).
Certes on peut reprocher le fait de ne pas plus se pencher sur la période de l’Histoire (qui pourtant aurait pu être mieux exploitée, Hitler, Staline, …) et de trouver des raisons un peu simplistes pour expliquer le bégaiement de George V mais on ne peut passer à côté de cette histoire et surtout, je me répète sur l’interprétation.
Un grand film, à voir de tout urgence !
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