Cela devait être un congrès plein d’espoir, il n’en a rien été.
Le congrès du Parti Socialiste se clos sur un échec collectif et il n’y a pas qu’à droite qu’on pense ça. Tout d’abord, on a constaté que les discours de ces derniers mois, de ces dernières semaines et de ces derniers jours ont véritablement volé en éclats. Les déclarations pré-congrès annonçaient de bonnes choses et l’unité du Parti semblait envisageable. Ce dimanche soir, les français n’y comprennent rien. Les unions ne se sont pas faites, aucune décision importante ni commune n’a été prise et au final, personne n’en sort gagnant, ni les candidats eux-mêmes, ni le Parti Socialiste, ni la France.
Si je prends la peine de parler de ce congrès, c’est parce qu‘un pays fonctionne mieux si une opposition claire, efficace et reconnue est présente. Le meilleur exemple est l’Angleterre avec le shadow cabinet qui est systématiquement en place, quelque soit la majorité . Cette opposition travaille sur les sujets d’actualité, est une vraie force de proposition et en cas de changement de majorité, elle est à même de reprendre les dossiers. Malheureusement, l’opposition en France est loin, semble-t-il, de pouvoir travailler sur les sujets importants, les sujets qui préoccupent les français. La faute à un Parti meurtri par des défaites successives (je parle des scrutins nationaux) et une vraie crise de leadership.
Tant que la gauche française ne trouvera pas un leader (comme c’est le cas à droite depuis des années) et qu’elle ne trouvera pas un vrai positionnement (car une éventuelle alliance avec le modem de François Bayrou – homme de droite ayant appartenu à 3 gouvernements de droite – est impensable pour le Parti Socialiste), elle aura du mal à rassembler les militants. En effet, les candidats ont receuillis environ 25% chacun alors qu’il y avait un parfait inconnu, une très ancienne cadre du parti, le maire de Paris et la finaliste de la dernière élection présidentielle, c’est dire si le consensus se fera !
Rassembler les militants autour d’un Parti, c’est la première étape pour tenter de regrouper les français … la route est longue !


