mai 05 2007

Silence !

Catégorie : Mon blogGrégoire Gagnon @ 13 h 06 min

Minuit
Depuis minuit, la campagne officielle de ce second tour des présidentielle est terminée. Les médias sont donc priés de ne plus faire de propagande, de diffuser de sondages ou de commentaire.

Je respecte aussi cette règle et soumets les commentaires à la modération (ils peuvent toujours être postés mais je ne les publierai que s’ils respectent les règles rappelées juste au dessus).

Je vous donne donc rendez vous dimanche soir dès 20h et vous rappelle simplement qu’il ne faut pas oublier d’aller voter dimanche !


mai 04 2007

Qu’est-ce qu’une rumeur ?

Catégorie : Mes impressionsGrégoire Gagnon @ 16 h 25 min

Rumeur
En bourse comme en politique, une rumeur ça peut faire beaucoup de dégâts. Celle qui court depuis quelques heures à New-York (ouverture à 15h heure française) pourrait en effet changer la donne du côté des entreprises informatiques.

En effet, selon plusieurs dépêches, Microsoft serait entrain de faire le maximum pour racheter Yahoo! pour évidement essayer de contrer le géant du moment qui est en tête : Google.

Rien de tel pour affoler les spécialistes (signe que ce rachat est envisagé sérieusement). Voici les chiffres de la semaine à New-York (pour le 4 mai c’est au bout d’une heure et demi environ de cotation et ça n’arrête pas de grimper !) – sources :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30-avr 01-mai 02-mai 03-mai 04-mai / Date
28,05 27,72 28,16 28,19 33,32 / Cours
-1,02% -1,18% 1,59% 0,11% 18,23% / Variation
14 298 000 14 162 100 15 054 800 17 155 300 77 161 200 / Volume

On ne sait pas encore ce que ça va donner en tout cas l’action de Yahoo! s’envole (+ 5$ pour une action qui en vaut 28, je vous laisse faire le calcul …)

Ce qui est amusant, c’est de remplacer les mots Microsoft par "le PS", Yahoo! par "l’UDF" et Google par "l’UMP".

Une rumeur qui fait donc grimper celui qui n’a rien demandé (ou presque) mais attention à la chute !


mai 03 2007

THE débat

Catégorie : Mes impressionsGrégoire Gagnon @ 10 h 52 min

Debat
C’était l’évènement de cet entre deux tours. Depuis le 22 avril, depuis
que nous savions que nous retrouverions Nicolas Sarkozy et
Marie-Ségolène Royal à ce débat, nous n’avions de cesse d’en parler, de
pronostiquer, de parier sur la stratégie des deux finalistes. Nous
n’avons pas été déçu car ce débat a tenu toutes ses promesses : les
deux candidats ont pu clairement opposer leurs deux visions de la
France, leurs deux programmes
.


La stratégie de Marie-Ségolène Royal était simple
: étant donné son
retard, elle se devait d’être agressive pour être au dessus de Nicolas
Sarkozy d’une part et elle devait faire chuter ce dernier d’autre part.
C’était la seule possibilité pour elle de tenter de renverser la vapeur
et de devenir la favorite pour le second tour.


La stratégie de Nicolas Sarkozy était simple
: étant donné son avance,
il n’avait pas à mener le débat, à tenter de déstabiliser sa
concurrente et il lui "suffisait" de répondre clairement aux attaques
et de dérouler son programme qu’il maîtrise depuis le temps qu’il le
présente.

Voilà les bases avant même que ne commence ce débat, telles était les
conditions pour que chacun puisse sortir "vainqueur" de ce débat.

Le ton était donné d’entrée de jeu, Mme Royal
n’a cessé d’être
agressive envers Nicolas Sarkozy. C’était évidement une très bonne
chose pour elle étant donné les reproches qui lui ont toujours été
faits sur sa capacité à diriger le pays, sa crédibilité et sa stature
présidentielle. Si elle s’est retrouvée propulsée par les adhérents du
Parti-Socialiste dans cette course présidentielle, elle ne le doit
exclusivement à son seul atout : je suis une femme (il est impossible
que ce soit autre chose car au niveau compétence, c’est DSK qui en
serait sorti vainqueur). Malheureusement pour elle, pour rassembler les
français, pour devenir le Président de la République Française, il en
faut plus
et c’est ce qu’elle a cherché à prouvé hier soir.


Nicolas Sarkozy
a su, comme il le devait, répondre de manière posée aux
provocations. Il n’a a aucun moment perdu son sang froid et a même
réussi à détendre l’atmosphère de temps en temps. Il a su aussi pointer
du doigt toutes les approximations de son adversaire
et son refus de
voir la réalité en face. Un des exemple les plus flagrants a été la
discussion autour des fonctionnaires. Comment souhaite-elle réduire les
dépenses et donc la dette (c’est elle en plus qui aborde le sujet, un
comble!) sans réduire le plus gros poste de dépenses : les
fonctionnaires ?

Ce n’était pas le seul point de flou de sa part, en voici d’autres :
raccompagner les femmes policiers chez elles, sa mauvaise foi
concernant le nombre de policiers alors que la gauche n’a pas voté pour
l’augmentation "sûrement parce que ce n’était pas assez" ose-t-elle
avancer!, beaucoup de promesses de dépenses (donc de hausse des
impôts), l’institut Rexecode "l’institut du MEDEF" (on croirait
rêver!), elle se réattribue les pôles de compétitivité que la droite a
su mettre en place, le boycott des JO, elle reparle de la justice
chinoise, …

Du côté de points forts de notre candidat, quelques réparties bien envoyées :

"je veux être la présidente de ceux qui marchent" –> "je veux être
le président qui regarde où ça ne marche pas et réparer cela".

"est-ce que vous souffrez que je puisse faire une phrase ?"

Marie-Ségolène demande de la clareté dans les propos de Nicolas Sarkozy
et ce dernier de répondre "donc je ne vais pas suivre votre exemple"

"Quand on ne sait pas promettre, on promet une discussion"


Deux point encore
. J’ai trouvé que Nicolas Sarkozy était bien plus
ordonné dans sa pensée que son advsersaire et à chaque question posée
par  les journalistes, il a su répondre points par points et dans
l’ordre contrairement à Marie-Ségolène Royal
. Cette dernière a souhaité
aussi aider les jeunes à l’école avec le théatre et Nicolas Sarkozy a
précisé qu’il fallait aussi que le sport joue un rôle important. C’est
pour moi quelque chose auquel je crois fortement et je ne peux que
féliciter notre candidat qui a su proposer cela.

Au final, pas de gros gagnant, pas de gros perdant (même si lorsqu’on
écoute bien les idées , les propositions et la clareté, c’est Nicolas
Sarkozy qui semble en tête). Une grosse colère de la part de la
candidate de gauche (dont tout le monde parle ce matin à la radio) est
aussi à noter. On a l’impression qu’elle se donne un genre et veut à
tout prix prouver qu’elle sait tenir tête aux hommes
. Dommage pour
elle, c’est peu crédible.


mai 01 2007

Allégement fiscal en pratique

Catégorie : Mes impressionsGrégoire Gagnon @ 16 h 24 min

Impots
Laissez moi vous expliquer ce qu’est un allègement fiscal de manière à ce que tout le monde comprenne de quoi il en retourne.

Il était une fois 10 hommes qui déjeunaient régulièrement ensemble dans le même restaurant et qui payaient chaque fois précisément 100€.

Le restaurateur calculait la facture de la même manière que les impôts et en voici le détail :

Les quatre premiers (les plus pauvres) ne payaient rien.
Le cinquième payait 1€.
Le sixième payait 3€.
Le septième payait 7€.
Le huitième payait 12€.
Le neuvième payait 18€.
Le dixième (le plus riche) payait 59€.

Cette manière de fonctionner convenait à tout le monde depuis toujours jusqu’à ce que le propriétaire propose de réduire le prix du repas de
21€ pour les récompenser de leur fidélité. Le restaurateur pensait ainsi bien faire, le repas ne leur coûtant plus que 79€ au lieu des 100€ initiaux.

Concernant la facturation, le mode de fonctionnement resta le même. Cela ne changea rien pour les quatre premiers qui continuèrent à manger gratuitement. Qu’en fut-il des six autres ? Comment allaient-ils se répartir les 21€ de façon que chacun en profite ?

Les six qui payaient remarquèrent rapidement que 21€ divisé par 6 payeurs feraient 3,50 € mais s’ils enlevaient cela à chacun, le cinquième et le sixième recevraient de l’argent en allant au restaurant ! Le restaurateur proposa donc que chacun ait une baisse relative en fonction de son taux d’imposition.

Ainsi voici le détail de la nouvelle facture :

Le cinquième ne paiera plus rien (-100% soit 1€ de baisse).
Le sixième ne paiera plus que 2€ (-33% soit 1€ de baisse).
Le septième ne paiera plus que 5€ (-29% soit 2€ de baisse).
Le huitième ne paiera plus que 9€ (-25% soit 3€ de baisse).
Le neuvième ne paiera plus que 14€ (-22% soit 4€ de baisse).
Le dixième ne paiera plus que 49€ (-17% soit 10€ de baisse).

Mais lorsqu’ils refirent les calculs à la sortie du restaurant, ils en conclurent que cela n’était pas l’idéal. Le sixième affirma qu’il n’avait reçu seulement 1€ des 21 de réduction et pointa son doigt sur le dixième, le riche "et lui il a reçu 10€ !". "Exact" cria le cinquième "moi je n’ai économisé qu’un euro et lui il économise 10 fois plus que moi !". "Comme c’est vrai !" ajouta le septième, "pourquoi récupère-t-il 10€ et moi seulement 2 ? Une fois de plus, ce sont les riches qui reçoivent tout !". "Minute !" répondirent les quatre premiers d’une seule voix, "nous n’avons rien reçu du tout ! Le système apauvrit les plus pauvres !". Et comme un seul homme, les neuf s’acharnèrent sur le dixième et lui cassèrent la gueule !

Le jour suivant, le dixième hôte ne vint pas. Les neuf autres s’assirent ensemble et mangèrent sans lui mais lorsque vint le moment de payer la facture, ils remarquèrent quelque chose d’extraordinaire : tous ensemble n’avaient pas assez d’argent ne serait-ce que pour payer la moitié du repas ! Et s’ils ne sont pas morts de faim, ils s’en étonnent encore aujourd’hui !

C’est ainsi que fonctionne notre système fiscal : ceux qui payent le plus d’impôts, sont ceux qui ont les plus gros avantages quand il y a une baisse mais lorsqu’ils doivent payer trop d’impôts, il peut arriver qu’ils ne viennent plus au restaurant.

En suisse et aux Caraïbes, il y a aussi de très bons restaurants …

A la suite d’une demande de Nico K, voici le sondage tant attendu :


« Page précédente